Chaque trimestre, la Banque centrale réévalue sa politique monétaire en se fondant sur l’évolution de l’inflation, de la croissance, et des conditions économiques. Selon le dernier rapport d’Attijari Global Research (AGR), réalisé à partir d’un sondage auprès de 35 investisseurs influents sur le marché financier marocain, la probabilité d’un maintien du taux directeur est estimée à 99 %, contre juste 1 % pour une possible hausse de 25 points de base. Les perspectives d’une baisse sont quant à elles pratiquement inexistantes.
Ce large consensus ne se limite pas à un groupe isolé. Les institutionnels locaux et les acteurs de référence des spécialistes reconnus qui observent sans intervenir directement sur les marchés sont unanimes sur la stabilité attendue du taux. Les investisseurs étrangers partagent également cette même probabilité de 99 % en faveur d’un statu quo. Pour les personnes physiques ayant répondu à l’enquête, l’estimation reste très forte (96 %), avec seulement une faible minorité (4 %) envisageant une possible hausse.
Cette anticipation de stabilité monétaire intervient dans un contexte où l’inflation au Maroc montre des signes d’apaisement et où la croissance demeure résiliente, malgré les incertitudes internationales. Les conditions macroéconomiques favorisent ainsi une politique plus prudente de la part de Bank Al‑Maghrib, qui semble vouloir éviter des décisions trop abruptes au moment où les marchés globaux restent volatils.
La stabilité du taux directeur n’est pas un phénomène isolé. Ces dernières années, Bank Al‑Maghrib a souvent opté pour une approche mesurée, alternant phases d’ajustement et périodes de statu quo pour accompagner l’économie sans créer d’effets de choc. Le taux directeur est actuellement maintenu à 2,25 %, un niveau inchangé depuis plusieurs réunions accordant une marge de manœuvre aux acteurs économiques tout en répondant aux contraintes inflationnistes.
Ce consensus fort autour du statu quo est aussi une indication de confiance mesurée certes, mais bien présente dans la gestion de la politique monétaire par Bank Al‑Maghrib, en particulier dans un environnement international encore incertain.
Alors que la réunion de BAM approche, les marchés ne semblent guère attendre de surprises. Au contraire, ils parient sur la constance, illustrant une fois encore que, dans l’économie, parfois la stabilité est elle-même une stratégie gagnante.
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